La télévision par le même tuyau que le reste
IPTV veut dire Internet Protocol Television. C’est toute l’idée : les mêmes chaînes qu’un opérateur, acheminées par votre connexion internet au lieu d’un câble dans le mur.
Comment ça marche, vraiment
Un diffuseur émet un signal. Traditionnellement, ce signal arrivait chez vous par l’une de trois routes : un câble coaxial, une parabole sur le toit, ou une antenne. Chacune exigeait son infrastructure, son matériel et sa facture.
L’IPTV prend le même signal et le fait passer par internet. Un serveur reçoit les flux et vous les envoie à la demande, exactement comme une page web ou un appel vidéo vous parviennent. Votre appareil, quel qu’il soit, fait tourner une petite application qui sait réclamer une chaîne et l’afficher.
C’est sincèrement tout. L’image à l’écran est la même image. La différence, c’est que le tuyau arrive déjà chez vous, et c’est pour cela que le service coûte une fraction de ce qu’un opérateur facture pour la même chose.
Ce qu’il vous faut
Trois choses, dont vous possédez probablement déjà deux. Une connexion d’environ 25 Mb/s, ce qui est en dessous de la fibre française moyenne. Un appareil : Fire TV Stick, Apple TV, boîtier Android, téléviseur connecté, téléphone ou ordinateur. Et un abonnement, qui est notre rôle.
Il n’y a pas de parabole à poser, pas de technicien à faire venir, pas de matériel à louer et rien à renvoyer quand vous arrêtez. Vous installez une application et vous y tapez trois champs.
Cinq mots que vous allez croiser
M3U
Un fichier de liste de lecture : une suite de noms de chaînes et des adresses d’où elles proviennent. Simple et universel, mais il produit une liste à plat sans dossiers, ce qui devient inexploitable au-delà de quelques centaines d’entrées.
Xtream Codes
Une meilleure façon de transmettre les mêmes informations. Le lecteur demande au serveur la liste, les catégories et la vidéothèque séparément. C’est pourquoi tous nos guides vous disent de choisir « Xtream Codes » plutôt que « M3U » : c’est ce qui rend 20 633 chaînes utilisables.
Portail et adresse MAC
L’approche plus ancienne, utilisée par les boîtiers MAG. Plutôt qu’un identifiant, le boîtier s’annonce par son adresse matérielle et récupère tout depuis une adresse de portail. Rien de mauvais, simplement d’une génération antérieure.
Mémoire tampon
Les quelques secondes d’avance que votre lecteur garde en réserve, pour qu’un hoquet du réseau ne devienne pas un gel de l’image. L’augmenter coûte une poignée de secondes de retard sur le direct et apporte énormément de stabilité. Pour le sport, c’est le réglage le plus utile de n’importe quel lecteur.
Connexion
Un flux lu à un instant donné. Nos abonnements sont à une connexion, ce que nous répétons sur chaque page parce que c’est le point le plus souvent mal compris. Vous pouvez installer l’application sur six appareils ; un seul peut lire.
Ce que l’IPTV fait bien
- L’étendue. Un abonnement couvre ce que quatre ou cinq services séparés couvriraient.
- Le prix, parce que l’infrastructure de livraison est celle que vous payez déjà.
- Aucun engagement et aucun matériel : rien à installer, à louer ni à rendre.
- La liberté d’appareil : le même accès suit entre la télé, le téléphone et l’ordinateur.
- La profondeur du catalogue : 149 932 films et 47 529 séries sous les chaînes.
Où elle montre ses limites
- Tout dépend de votre connexion. Si elle tombe, l’image tombe. Le câble s’en moquait.
- Ni replay ni guide des programmes. Un direct manqué est perdu, sauf s’il est dans la vidéothèque.
- Un seul flux à la fois. Deux écrans simultanés demandent une deuxième ligne.
- Un flux peut saturer sur un gros match. Il en existe souvent plusieurs pour la même rencontre.
- Ce n’est pas un diffuseur sous licence. Nous sommes un fournisseur de service, et la question des droits reste entière.
Sur ce dernier point, la page l’IPTV est-elle légale traite la distinction entre la technologie et les droits de diffusion sans l’esquiver.
Sur l’IPTV en général
Que veut dire IPTV ?
Internet Protocol Television : la télévision acheminée par la connexion internet au lieu d’un câble coaxial, d’une parabole ou d’une antenne râteau. L’image est la même, seul le tuyau change.
Est-ce la même chose que Netflix ?
Les deux passent par internet mais ne fonctionnent pas pareil. Netflix est à la demande : vous choisissez un titre et il démarre. L’IPTV est du direct : les chaînes suivent une grille, que vous regardiez ou non, exactement comme le câble. La plupart des services d’IPTV, dont celui-ci, ajoutent une vidéothèque à côté du direct.
Les box des opérateurs sont-elles de l’IPTV ?
Oui. Les offres télé de Free, Orange, SFR et Bouygues sont techniquement de l’IPTV, tout comme Canal+ en streaming. La technologie est parfaitement banale et parfaitement légale ; ce qui distingue les services, ce sont les droits de diffusion du contenu transporté.
Quel débit faut-il ?
Environ 15 Mb/s par flux en Full HD et 25 Mb/s en 4K. C’est en dessous de ce que fournit la fibre. La stabilité compte plus que le débit affiché.
Cela consomme-t-il beaucoup de données ?
Environ 2 Go par heure en Full HD et 5 à 7 Go par heure en 4K. Sur une connexion fixe illimitée cela n’a aucune importance. Sur un partage de connexion mobile, un week-end de football se verra sur votre forfait.
Pourquoi l’IPTV coupe-t-elle parfois ?
Presque toujours à cause du lien entre votre box et votre écran, pas du service. Les téléviseurs ont les antennes Wi-Fi les plus faibles de la maison. Un câble Ethernet règle plus de coupures que tous les autres réglages réunis.
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